Comment je compte financer mon projet pour Marseille

Le projet que je porte pour Marseille est un projet pour l’avenir de la deuxième ville de France. Il est à la fois étudié, calibré et ambitieux. Evalué à 9 milliards d’euros, il s’articule autour d’un budget structuré, cohérent, de long terme avec de nouveaux modes de gestion permettant de dégager les capacités de financement des 200 engagements que je prends pour Marseille, sans jamais tomber dans le piège des augmentations d’impôts ou dans la spirale de l’endettement.

 

Pourquoi je n’augmenterai pas les impôts des Marseillais

Je propose en effet un programme chiffré, réfléchi et calibré sans aucune augmentation de la fiscalité grâce aux stratégies de financement suivantes :

-J’irai chercher des financements extérieurs, notamment auprès des collectivités locales mais aussi en sollicitant l’Union européenne, dont nous n’exploitons pas suffisamment les  ressources,pour débloquer des budgets conséquents. Enfin, je ferai appel à l’Etat pour qu’il aide enfin Marseille à se doter d’un réseau de transports collectifs digne de la deuxième ville de France.

– Plusieurs points de mon programme pourront être financés par des appels à projets en collaboration avec le secteur privé.

-Grâce à un programme qui met la priorité sur l’emploi, de nombreux Marseillais pourront retrouver le chemin du travail, et ainsi créer de la richesse et participer plus largement à l’effort fiscal.

Aujourd’hui, seuls 46% des Marseillais paient des impôts.

Des investissements de long terme

Notre ville doit engager les grandes transformations nécessaires pour améliorer le quotidien des Marseillais. Elle ne peut se satisfaire de mesurettes visibles sur le court terme. Cet investissement de 9 milliards d’euros peut paraître très élevé mais en réalité, il prend en compte plusieurs échelles de temps. Si des mesures pourront être engagées et financées rapidement, d’autres s’inscrivent naturellement sur le long terme.

On se projette à plus de 10 ans pour les transports, à 15 ans pour le plan pour les écoles, ou encore à 12 ans pour certains équipements publics comme les piscines… C’est le temps nécessaire et incompressible pour la construction d’un projet sérieux et durable.

Des projets déjà programmés et des partenariats engagés

Mon projet pour Marseille ne part pas d’une feuille blanche, il s’appuie sur des projets déjà engagés. Il ne s’agit pas de 9 milliards d’euros de dépenses nouvelles. Une partie des investissements prévus sont déjà programmés notamment pour les transports.

Sans compter que ce projet n’est pas seulement municipal, il est aussi métropolitain. Comme je l’ai expérimenté à la tête de la Métropole et du Département, il faudra faire appel aux financements croisés de ces collectivités et à la mutualisation des actions.

A titre d’exemple, le Département a rééquilibré son aide à la Ville de Marseille et cela continuera, parce ce soutien financier est planifié et engagé. La Région a exprimé sa volonté de contribuer au développement de notre territoire. On ne voit pas non plus l’Etat se soustraire à un tel rendez-vous. Des engagements fermes ont d’ailleurs déjà été pris pour la gare Saint-Charles, qui conditionne l’ensemble de notre futur réseau de TER métropolitain.

Des projets financés parce que solides

Pour obtenir des financements importants, il faut d’abord et surtout avoir de bons projets. Notre programme comporte plus de 200 actions qui s’inscrivent dans une logique globale et cohérente : leur pertinence est la meilleure garantie de leur financement. Obtenir des financements, c’est un métier, et nous pouvons largement mieux faire pour mobiliser des crédits européens et nationaux notamment dans les domaines de l’environnement, de l’énergie et de l’innovation.

L’implication de la puissance publique doit aussi se concevoir comme un levier pour favoriser l’investissement privé. Certaines mesures peuvent en effet attirer les investisseurs privés. En matière de culture, la création d’une fondation d’art contemporain, d’un océanarium,  d’un “Puy du Fou de Provence” ou encore d’une franchise du Shakespeare Globe…. sont autant de projets qui peuvent être réalisés avec un fort concours du secteur privé. Attractifs, ils permettront de faire venir des talents, de créer de l’emploi notamment pour nos jeunes, et d’attirer de nouvelles entreprises.

Ce projet est un projet pour les 15 années à venir. Je veux inscrire Marseille dans son avenir, je veux rendre tout cela réalisable pour le bien vivre des Marseillaises et des Marseillais.

Les écoles et les transports pèsent pour moitié dans le budget 

Le Plan pour les écoles et les transports mobilisent à eux seuls la moitié de l’investissement. Un effort exceptionnel et indispensable doit en effet être consenti pour l’avenir de nos enfants, soit 2,5 milliards d’euros sur 15 ans. Evidemment, un tel investissement ne peut se réaliser sur une mandature. La rénovation durable des 470 écoles de Marseille demande du temps. En revanche, c’est un chantier qu’il faudra engager sans attendre.

Pour les transports, 3 milliards d’euros sont nécessaires pour rattraper notre retard et proposer aux Marseillais un réseau de transports digne d’une métropole. Cet investissement sur le long terme (10 ans), pour partie déjà engagé, sera soumis au concours de l’Etat et fera l’objet d’un partenariat avec les autres collectivités.

Pour les élections municipales à Marseille les 15 et 22 mars 2020