«Tout faire pour que Marseille se relève de la crise»

Face au caractère exceptionnel de la crise sanitaire qui nous a frappés mettant à mal nos emplois, nos entreprises, nos modes de vie, j’ai immédiatement réagi et j’ai tenu à déployer des mesures fortes. D’une part, pour assurer la sécurité et la protection des habitants et d’autre part, pour assurer la survie de notre économie.

Dès l’annonce officielle du confinement le 16 mars, j’ai mobilisé tous les moyens à ma disposition, sur tous les fronts, pour apporter des réponses concrètes, pragmatiques et solidaires dans un contexte d’urgence et d’incertitudes.

La protection des personnels en première ligne

A commencer par le personnel soignant et les agents du secteur médico-social en première ligne face au Covid-19. Dans une situation de tension extrême pour leur procurer des équipements de protection, un pont aérien a été mis en place début avril, entre la Chine et l’aéroport Marseille-Provence afin que le matériel soit directement acheminé sur le sol provençal, grâce à la mobilisation de tous les acteurs concernés. C’est ainsi que des masques ont pu être distribués dans un premier temps, aux soignants, aux pompiers, aux forces de l’ordre, aux agents des communes mais également aux établissements sensibles comme les établissements pour les personnes âgées, les Maisons d’enfants ou encore les auxiliaires de vie à domicile. Les agents mobilisés sur le terrain pour assurer la continuité du service public ont pu aussi être équipés. Dans un deuxième temps, j’ai sollicité des entreprises locales pour permettre la fabrication de 2 millions de masques à destination des habitants du territoire. Ces masques grand public, confectionnés au sein du parc Chanot à Marseille, sont progressivement remis aux communes dont Marseille, chargées de les distribuer aux habitants.

Le dépistage, clé de la lutte contre l’épidémie

Si les équipements de protection sont indispensables, le dépistage du Covid-19 à grande échelle a prouvé son efficacité sur notre territoire et notamment à Marseille, à l’instar de l’action de l’IHU Méditerranée dirigé par le professeur Raoult. Ainsi, j’ai œuvré pour qu’un centre de dépistage sur le mode du «drive» ouvre le plus rapidement possible à Marseille. Dès le 30 mars, au plus fort de la crise sanitaire, un premier centre dédié aux personnels soignants a vu le jour et la semaine suivante, le 6 avril, un deuxième centre a été créé, élargi aux tests pour les personnels des structures d’hébergement et de soins à domicile. Ces deux centres ont réalisé chacun une centaine de tests par jour. Devant la situation préoccupante des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, là encore, il a fallu être réactif. Outre l’équipement des personnels en matériel de protection, des mesures sanitaires (désinfection, dépistage des résidents et du personnel) ont été déployées. Les hôpitaux marseillais ont pu aussi bénéficier d’un soutien en moyens humains et matériels pour les aider à faire face à une situation inédite.

La solidarité envers les plus fragiles

Cette crise nous a montré l’élan de solidarité dont les Marseillaises et des Marseillais sont capables de faire preuve au quotidien. De véritables chaînes de solidarité se sont créées et les initiatives privées pour soutenir les personnes vulnérables se sont multipliées, et ont prouvé combien cette solidarité est nécessaire et indispensable en ces temps difficiles. Il a été de notre devoir et de notre responsabilité de répondre présent aux côtés des plus fragiles. J’ai été particulièrement vigilante face aux situations d’isolement des personnes âgées. Ces dernières ont pu être contactées et conseillées au quotidien par téléphone par des équipes dédiées pour maintenir un lien et répondre à leurs besoins. Pour les plus jeunes, dans les Maisons d’enfants par exemple, matériel numérique et petits équipements sportifs ont été distribués. Pour les personnes en grande précarité, des opérations de distribution de denrées alimentaires ont été organisées et des aides exceptionnelles au logement mises en place . Nous avons également redoublé de vigilance face aux situations de violences envers les femmes et les enfants. Dans un contexte inédit, j’ai souhaité que personne ne soit oublié.

Œuvrer au redémarrage de l’économie locale

Très vite, il a fallu se pencher sur les conséquences économiques de la fermeture brutale des entreprises durant deux mois de confinement. Un plan de solidarité d’urgence, complémentaire du soutien de l’État et de la Région, pour garantir le maintien de l’activité, amortir le choc de la crise et permettre le redémarrage de l’économie locale a été monté en concertation avec les acteurs économiques du territoire. Il se traduit notamment par un accompagnement renforcé des entreprises, un fonds territorial pour les entreprises de moins de 20 salariés, un soutien pour les commerces du centre-ville et des noyaux villageois.
Aujourd’hui, alors que se profile la réouverture des bars, des restaurants, des lieux culturels, des hôtels… C’est la filière du tourisme et de la culture, qui fait vivre notre territoire, qu’il faut aider à passer ce cap difficile. Pour cela, un dispositif territorial d’urgence pour ce secteur, particulièrement impacté par la crise sanitaire, est désormais déployé à destination d’un public principalement local et national, avec des incitations pour séjourner en Provence (pass séjour, chèques cadeaux, pass restaurant, circuits courts…) et pour consommer local.

C’est grâce à la mobilisation de chacun d’entre nous, aux efforts consentis par les Marseillaises et les Marseillais, que notre territoire a lutté efficacement contre la crise sanitaire. Aujourd’hui, nous devons faire face à l’après-crise. C’est une période charnière qui va nous demander beaucoup d’efforts pour que Marseille se relève. Ma détermination est intacte pour aider les habitants, les entreprises, les associations et l’ensemble des acteurs qui font Marseille au quotidien, à construire un nouvel avenir pour protéger la santé, l’emploi et l’environnement des Marseillais.

Pour les élections municipales à Marseille les 15 mars et 28 juin 2020